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Open Letter 

Dear Prime Minister Trudeau,
Scholars Against Abuse in Canadian Sport urgently calls on the Canadian government to initiate an immediate independent judicial inquiry into the widespread reports of sexual, physical, and psychological abuse of athletes throughout the nation’s sport system. Our 91 members, across 30 Canadian and 17 international institutions stand in solidarity with the over 1000 Canadian athletes seeking immediate accountability and meaningful change from Sport Canada and the broader system it governs.


The government’s response to athlete abuse remains woefully inadequate, failing to address the underlying factors responsible for the widespread maltreatment of athletes across the sport system. The establishment of the Office of the Sport Integrity Commissioner (OSIC) in June 2022 is not a solution. Without complete independence from Canada’s sport authorities, the OSIC will always lack the powers necessary to resolve this crisis. The OSIC is an inadequate response to the toxic culture of abuse. It lacks the necessary independence, capacity, authorities, expertise, and mandate to conduct an inquiry of the breadth and depth required.


The Sport Dispute Resolution Centre of Canada (SDRCC) established the OSIC to adjudicate claims of abuse emanating from within Sport Canada’s jurisdiction. Yet, the SDRCC is itself funded by Sport Canada. The government must appoint a third party to conduct a proper, thorough, trauma-sensitive investigation into the systemic failure of the nation’s sport system. Moreover, the aim of such an investigation must be to prevent, rather than simply respond to, the kinds of abuse so frequently reported. The OSIC has not been empowered to pursue meaningful, sustainable change within Sport Canada. 


Pursuing meaningful, sustainable change means subpoenaing testimony and/or documents. It means sanctioning offending parties. Instead, the OSIC will silence and re-traumatize survivors. According to the OSIC, survivors “should not discuss or disclose the complaint, allegations, investigation, or details thereof with anyone (including on social media or publicly), except as directed by OSIC…As otherwise required by law, or as noted in the exceptions.”  The last thing survivors need is yet another mechanism that operates to silence them.


Canadian athletes deserve better. They deserve more. Their safety and well-being should be the absolute priority. To reform the sport system, and prevent abuse going forward, we must know the scope of the problem. Without this information, the toxic status quo will persist.  We urge the Canadian government to initiate an independent judicial inquiry into athlete abuse in Canada, akin to the Dubin Inquiry of 1989. The safety of the nation’s child, youth, and elite athletes depends upon it.


Signed,
Scholars Against Abuse in Canadian Sport

Monsieur le Premier ministre Trudeau,

 

Chercheurs contre les abus dans le sport au Canada (« Scholars Against Abuse in Canadian Sport ») demande au gouvernement canadien d’ouvrir immédiatement une enquête judiciaire indépendante sur les nombreux témoignages des athlètes sur les abus sexuels, physiques et psychologiques dans l’ensemble du système sportif du pays.  Plus de 91 membres, répartis dans 30 établissements scolaires canadiens et 17 établissements scolaires à l’international, appuient solidairement plus de 1000 athlètes canadiens qui cherchent à obtenir une responsabilisation immédiate et un changement significatif de la part de Sport Canada et du système élargi sportif qu’il régit.

La réponse du gouvernement aux mauvais traitements infligés aux athlètes demeure terriblement inadéquate, ne s’attaquant pas aux facteurs sous-jacents responsables de la maltraitance des athlètes dans l’ensemble du système sportif. La création du Bureau du commissaire à l’intégrité du sport (BCIS) en juin 2022 n’est pas une solution. Sans une indépendance complète vis-à-vis des autorités sportives canadiennes, le BCIS n’aura toujours pas les pouvoirs nécessaires pour résoudre cette crise. Le BCIS est une réponse inadéquate à la culture toxique de l’abus. Il n’a pas l’indépendance, la capacité, les pouvoirs, l’expertise et le mandat nécessaires pour mener une enquête de l’ampleur et de la profondeur requises.

Le Centre de règlement des différends sportifs du Canada (CRDSC) a créé le Commissariat pour statuer sur les plaintes pour abus émanant de Sport Canada. Pourtant, le CRDSC est lui-même financé par Sport Canada. Le gouvernement doit nommer une tierce partie pour mener une enquête appropriée, approfondie et sensible aux traumatismes sur la défaillance systémique du système sportif du pays. En outre, l’objectif d’une telle enquête doit être de prévenir, plutôt que de simplement réagir, aux types d’abus si fréquemment signalés. Le Commissariat n’a pas été habilité à apporter des changements significatifs et durables au sein de Sport Canada.
 

Rechercher un changement significatif et durable signifie assigner à comparaître des témoignages et / ou des documents. Cela signifie sanctionner les parties fautives. Au lieu de cela, le BCIS réduira au silence et traumatisera à nouveau les survivants. Selon le BCIS, les survivants « ne devraient pas discuter ou divulguer la plainte, les allégations, l’enquête ou les détails de celle-ci avec qui que ce soit (y compris sur les médias sociaux ou publiquement), sauf sur instruction du BCIS - comme l’exige autrement la loi, ou comme indiqué dans les exceptions. » La dernière chose dont les survivants ont besoin, c’est d’un autre mécanisme qui fonctionne pour les réduire au silence. 
 

Les athlètes canadiens méritent mieux : leur sécurité et leur bien-être devraient être la priorité absolue. Pour réformer le système sportif et prévenir les abus à l’avenir, nous devons connaître l’ampleur du problème - sans cette information, le statu quo toxique persistera. Nous exhortons le gouvernement canadien à lancer une enquête judiciaire indépendante sur les mauvais traitements infligés aux athlètes au Canada, semblable à l’enquête Dubin de 1989. La sécurité des enfants, des jeunes et des athlètes d’élite de la nation en dépend.

Signé

Scholars Against Abuse in Canadian Sport

Chercheurs Contre les Abus dans les Sports au Canada

Lettre ouverte 

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